Quels services français sont partenaires de CARFAX ?

En France, Autoviza intègre les données de CARFAX dans ses rapports d'historique, dans le cadre d'un partenariat exclusif annoncé en septembre 2018. Pour un véhicule immatriculé en France qui a d'abord circulé à l'étranger, le rapport Autoviza restitue donc aussi sa vie hors de France, dans 22 pays.

En bref

Sur cette page

Qui est CARFAX et que contient sa base ?

CARFAX est un opérateur d'historique de véhicules né aux États-Unis et présent en Europe. Son modèle repose sur l'agrégation de sources variées : garages, centres de contrôle technique, assureurs, administrations d'immatriculation, loueurs, concessions.

Cette base ne relève pas d'une administration. Elle se construit par accords, pays par pays, ce qui explique une densité d'information variable d'un pays à l'autre.

Pour un acheteur français, l'intérêt de ces données n'est pas le marché français, déjà couvert par le Système d'immatriculation des véhicules et par HistoVec. Il porte sur la vie que le véhicule a menée avant d'arriver en France.

Comment Autoviza exploite les données CARFAX

Autoviza restitue les données CARFAX à l'intérieur de ses propres rapports. Deux cas se présentent.

Situation Rapport concerné Point d'entrée Public
Véhicule déjà immatriculé en France, avec un passé à l'étranger Rapport Autoviza Immatriculation française Particuliers et professionnels
Véhicule jamais immatriculé en France Rapport Autoviza Import Direct VIN Professionnels uniquement

Dans le premier cas, le rapport inclut l'historique à l'étranger si le véhicule a été détecté dans l'un des 22 pays couverts. Dans le second, le professionnel saisit le numéro de châssis avant l'importation, ce qui lui permet d'évaluer le risque avant d'acheter.

À titre de comparaison, HistoVec reste la référence officielle et gratuite pour la vie française du véhicule, mais il ne contient aucune donnée étrangère.

Pourquoi ce partenariat compte pour un véhicule importé

Une voiture immatriculée en France depuis deux ans peut avoir roulé plusieurs années ailleurs. Le SIV enregistre sa vie française à partir de la date de première immatriculation en France. Tout ce qui précède est, pour les bases françaises, un angle mort.

C'est ce que le croisement avec des données étrangères cherche à combler : un sinistre déclaré en Allemagne, un relevé kilométrique pris dans un garage espagnol, une mention de dommage sur un titre américain. Ces éléments n'apparaissent dans aucun document français.

Ce que les données internationales montrent et ce qu'elles ne montrent pas

Aucun opérateur ne peut promettre l'exhaustivité. Le tableau ci-dessous résume ce qu'un historique étranger peut et ne peut pas établir.

Ce que le croisement établit Ce qu'il ne peut pas établir
Relevés kilométriques enregistrés à l'étranger Un kilométrage jamais relevé par aucune source
Sinistres déclarés à un assureur partenaire Un accident réparé sans déclaration, réglé de gré à gré
Mentions portées sur un titre de propriété étranger La qualité de la réparation effectuée
Passages en atelier chez un réseau partenaire Un entretien fait hors réseau, sans trace

La règle est constante : une base d'historique restitue ce qui a été déclaré quelque part. Un événement resté hors de tout circuit déclaratif n'y figure pas, et aucun rapport ne peut affirmer qu'il n'a pas eu lieu.

Questions fréquentes

Les données CARFAX sont-elles gratuites en France ?

Non. Elles sont restituées dans le rapport Autoviza, qui est payant. Le service gratuit et officiel en France est HistoVec, mais il ne couvre pas l'historique étranger.

HistoVec et un rapport Autoviza font-ils double emploi ?

Non, ils sont complémentaires. HistoVec donne la situation administrative française officielle, gage et opposition compris. Le rapport Autoviza apporte notamment le passé international, et le titulaire peut y intégrer gratuitement les données HistoVec en option.

Les données internationales sont-elles utiles pour un véhicule resté en France ?

Peu. Pour un véhicule n'ayant jamais quitté la France, les sources françaises sont les plus complètes. L'intérêt des données étrangères apparaît dès qu'il y a une importation.

Comment savoir si une voiture a un passé à l'étranger ?

La date de première mise en circulation est antérieure à la date de première immatriculation en France : c'est le signe le plus direct. Ces deux dates figurent sur le certificat d'immatriculation, aux repères B et I.

Un professionnel peut-il vérifier un véhicule avant de l'importer ?

Oui. Le rapport Autoviza Import Direct, réservé aux professionnels, interroge l'historique étranger d'un véhicule jamais immatriculé en France à partir de son VIN.

Sources officielles

Mise à jour le 25 septembre 2026.

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